Diable et Cinéma . 1er site pédagogique sur le diable au cinéma .
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Quelques films de Méliès


Georges Méliès

Le Premier Magicien du Cinéma (1896-1913)

Coffret DVD, LOBSTER FILMS, 2009

 

 

 

 

 

Le Manoir du diable (1896)
Une chauve-souris s'introduit dans un manoir et se transforme en Méphisto. A l'aide d'un chaudron, il conjure des jeunes filles et d'autres créatures surnaturelles. Le seigneur du château brandit un crucifix et contraint le diable à disparaître.

La Lune à un mètre (1898)
Au sommet d'un château ouvert sur l'extérieur, un savant écrit, assis à son bureau, à côté d'un télescope et d'une mappemonde géante. Un diable surgit (très vite) à ses côtés dans un nuage de fumée. Il est vêtu de collants noirs et porte un petit chapeau à plume. Il dérègle tout le laboratoire. Il fait apparaître et disparaître une femme. Le savant dessine une lune sur un tableau en ardoise, mais elle se transforme mystérieusement en dessin animé. Le savant n'a plus prise sur ses objets. Dans le plan suivant, un disque lunaire énorme avec des dents se retrouve à hauteur de la fenêtre du château et ingurgite le mobilier. Il recrache des pierrots. Au final, le savant finit dans la gueule de la lune, qui recrache ses os. Le diable noir revient, mais sa femme mégère le vilipende et range les débris du savant. Et le savant se réveille dans son laboratoire : tout cela n'était qu'un rêve.

 

Le Diable au couvent (1899)
Dans une église, un prêtre. Un diable avec une énorme barbe et moustache sort d'une trappe à tampon dans d'un bénitier au centre de la composition. Il remue sa cape noire et vole jusqu'au sol, dans un battement d'ailes et sonne les cloches. Il se transforme en prêtre, va prêcher à des nonnes. Il porte un costume à rayure du XVIe, avec culotte bouffante et collant, un chapeau à plume, une rapière et une grosse moustache. Il se couvre furtivement de sa cape et se transforme en prêtre. Il prêche, redevient un diable, effraie les nonnes et brise tout. Il sort une baguette et tel un chef d'orchestre, organise une mise en scène et place les gens. Il fait apparaître des statues de Belzébuth dans l'église, puis des enfants diablotins sortant d'un chaudron. Décor de fond : une gueule d'enfer : des femmes diables sortent de cette gueule. Il transforme le bénitier en crapaud, monte dessus et gratte une petite mandoline tandis que les diablotins dansent autour de lui. Après une course poursuite avec le prêtre, il est chassé par des crucifix, battu par une statue de Saint Michel et disparaît dans une explosion de fumée.

 

Barbe Bleue (1901)
Barbe Bleue fête ses 8 e noces. Il doit partir en voyage et fait des recommandations à son épouse, en lui donnant les trousseaux de clés de tout le château. Elle peut ouvrir toutes les portes sauf une pièce interdite. « Barbe bleue est parti. « Mais les femmes sont curieuses et l'envie de savoir ce qu'il y a derrière cette porte est si forte que la belle est tentée par le diable» raconte le bonimenteur. A ce moment-là, un diable surgit d'un grand livre ouvert. C'est un diable-fou, en collerette, culotte bouffante, collants, moustache et un bonnet affublé de deux grandes plumes en V, la fameuse plume de coq de Méphisto, qui fait office de cornes et de sourcils, des chaussures à pointe. La femme ouvre la porte. Le diable crie victoire, fait une pirouette et repart dans le livre, dans un nuage de fumée. Il réapparaît dans la pièce interdite pour ensorceler la clé : le sang ne s'en va pas. Puis il agite les bras et fait surgir des visions cauchemardesques.

Le Diable géant ou le miracle de la madone (1901)
Décor : une chapelle et un choeur. Une femme dit au revoir à son fiancé. En plein centre du plan, un diable apparaît dans un nuage de fumée, tandis que les autres protagonistes occupent les marges. Un diable-fou aux cuisses musclées, danse au centre (Méliès), gigote et grossit démesurément. Sur la droite, la Vierge brandit un épi sur le diable et le fait rétrécir, puis disparaître. Le fiancé revient.

 

Les Trésors de Satan (1902)
Un décor : château avec des sacs d'argent. Un seigneur remplit un coffre de sacs d'argent. Ce seigneur habillé en costume XVIe siècle, possède un chapeau à plumes de coq. Tandis qu'un homme tente de voler le butin, des femmes habillées en diable (avec des petites capes et des culottes bouffantes) sortent du coffre. Un des diables se lance dans de véritables pirouettes de gymnaste. Le voleur est enfermé dans le coffre. Tout flambe et les diables dansent autour du coffre. Dans le hall d'un vieux château, un avare a enfermé sa fortune dans 7 grands sacs. Satan qui s'est introduit dans le château enferme la fortune dans une boite et se lance dans des incantations cabalistiques. L'avare revient dans le hall et s'étonne de la disparition de sa fortune. Il ouvre le coffre et les sacs jaillissent. Il les enferme à nouveau. Quand il les ouvre, les sacs se transforment en 7 belles jeunes filles, qui lui courent après et le passent à tabac. L'avare les enferme dans le coffre et s'aperçoit au final que l'argent et les filles ont disparu.

 

La Guirlande merveilleuse (1903)
Un Seigneur habillé à la mode du XVIIe siècle, présente des tours de magie avec deux assistantes, dont un cerceau qu'il transforme en lune blanche et brillante. Un diable fou crève le papier de cette lune. A la fin du numéro, il replonge dans le cercle dans un nuage de fumée.

 

Le Cake-walk infernal (1903)
Dans une caverne, un nuage de fumée et des démons sauteurs avec des masques (les cénobites ?) apparaissent et font des pirouettes, des roulades et vont s'asseoir sur le côté. D'autres brandissent des torches, puis les rejoignent. Un Pluton barbu en toge remonte d'une trappe et se transforme en diable fou, joue avec le feu. Le bonnet à plume de coq s'est transformé en coiffe hérissée (comme des flammes). Des danseurs viennent ensuite danser un cake-walk, certains sont grimés en Noirs. Un Méphisto surgit sur un gâteau (dans un nuage de fumée). Les cuisses, le dos et les mollets rembourrés, il porte un collier, des pompons, une fraise, des plumes. Il danse, son corps est morcelé en deux. Il explose. Aux Enfers, le diable fait venir des danseurs qui se lancent dans un cake-walk, danse à la mode en 1903. Puis un diable grotesque sort du gâteau et se lance dans une danse comique et acrobatique et disparaît dans une explosion. Tous les habitants des enfers le suivent dans une folle sarabande.

 

Le Chaudron infernal (1903)
Décor : dans un château (les armoiries sont des masques de diable comme dans le Diable au couvent . Un diable fou vert avec une culotte rouge et une coiffe hérissée (comme des plumes d'indien) sur son trône. Deux diables verts torturent une femme, l'empaquettent et la font bouillir, une autre, puis une autre. Puis dans un nuage de fumée, il fait apparaître le spectre des trois femmes, rit et plonge lui aussi dans le chaudron bouillant.

Un diable bleu-vert place 3 femmes dans un chaudron et leurs fantômes s'envolent. Afin de lutter contre le piratage, Méliès intègre un copyright dans son décor. On y remarque le logo «Starfilm » (propriété de Méliès) écrit sous le chaudron.

 

Faust aux enfers (1903)
Méphisto entraîne Faust dans un paysage rocailleux et enfumé, souterrain, passent dans des cratères. Succession de décors de grotte. Il fait apparaître des femmes en tutu qui dansent. Il lui montre une espèce de cascade, sur laquelle se succèdent, en surimpression, des femmes, un monstre tentaculaire, des démons en culotte et enfin des flammes. Il empoigne Faust et ils descendent tous les deux le long de la crevasse.

Arrivés en bas, dans un autre décor, M balance Faust hors champ. Des démons avec des piques dansent, accompagnés des femmes en tutu et à a petites capes de chauve-souris. Faust remonte du dessous de scène et déploie de larges ailes de chauve souris, tandis que tout le peuple infernal danse.

 

Damnation du Docteur Faust (1904) – Incomplet
Dans un laboratoire du XVIe siècle, Faust et Méphisto. Pour convaincre Faust de signer le pacte, Méphisto fait apparaître l'image de Marguerite en train de filer un rouet. Faust accepte. Il tente de séduire Marguerite, lui offre des bijoux, tandis que M joue de la mandoline. Elle cède. Faust tue son frère Valentin en duel. Marguerite regrette d'avoir été tentée, se repend et meurt. Elle monte au ciel, et M. emmène Faust en enfer. Il disparaît sous la scène, grâce à une trappe.

 

Sorcellerie culinaire (1904)
Un mendiant vient demander l'aumône à un cuisinier, mais il est chassé. Il se transforme en mage et jette un sort sur les fourneaux. Un diable en costume noir moulant à longue barbe blanche et queue sort d'une boite de sel et renverse le sel dans le chaudron qui mijote. Puis des diablotins sortent des coffres, des marmites et sèment la panique dans la cuisine.

 

La Planche du diable (1904)
Un homme assisté de 2 clowns installe des tréteaux pour un tour de magie. Il fait sortir deux femmes. Pas de diable.

 

Le Diable noir (1905)
Un diable noir se prélasse sur un lit, puis s'évanouit derrière une commode, à l'arrivée des occupants de la chambre et des serviteurs. Mais au moment où il s'apprête à ranger son manteau, les meubles changent mystérieusement de place. Le diable revient et harcèle l'homme. Il tente de le chasser à coups de balai, mais à chaque fois, il s'évanouit dans un recoin (comme un insecte). Finalement, il met le feu au lit, l'homme est arrêté et le diable peut profiter pleinement de la chambre.

 

Les Quatre-cent farces du diable (1906)
Un alchimiste souhaite vendre un talisman merveilleux à l'ingénieur Crawford et à son valet John et leur propose de les suivre dans son laboratoire magique, où les objets s'animent. Comme ils désirent faire le tour du monde, l'alchimiste fait venir 7 laborantins pour fabriquer des pilules enchantées. Mais le bonimenteur nous annonce que ces laborantins sont en fait les 7 péchés capitaux. Ils broient la mixture magique, pendant que Satan fait des incantations rituelles. Grâce à une pilule, l'alchimiste fait apparaître dans un nuage de fumée une belle jeune femme, qui se change en un monstre ridicule. Crawford signe un papier, sans le lire, pour se procurer ces pilules. Le démon et les 7 péchés reprennent leur forme normale : soit 7 femmes et un Méphisto en habits rouges. Les pilules lui permettent de transformer une série de malles en un train pour parcourir le monde. Mais le voyage se passe mal, ils sont conspués en Angleterre, les ponts s'écroulent en Italie. Ils sont accueillis par un faux aubergiste. (En fait Satan et ses démons qui sortent d'un puits). Les démons les persécutent. Satan transforme leur cheval en un monstre mythologique et leur diligence en un carrosse composé de comètes. Puis il réapparaît dans une extravagante automobile rouge, percute le carrosse. L'équipage arrive au sommet du Vésuve, au moment où une explosion a lieu et est propulsé dans les nuages. Mais une tempête se lève, le carrosse s'emballe et chute. Ils atterrissent dans une maison, mais Satan les attend avec le contrat. Il les emmène aux enfers (trappe – fumée).

Décor fait des monstres aquatiques, dragons et serpents et femmes. Des diablotins sortent d'une gueule d'enfer. Tous apportent une énorme tournebroche, entraînée par une grande roue. Les deux hommes sont rôtis au milieu de l'allégresse générale.

 

Le Chevalier des Neiges (1912)
Une des dernières apparitions de Méphisto dans le château d'un chevalier, qui porte le même costume (culottes bouffantes et plume de coq) avec en plus un haut col et un tee-shirt avec une chauve souris, une petite cape. Il fait surgir une série de diablotins hommes femmes d'un immense manuscrit. Lui et son petit monde disparaissent dans une colonne, puis ressurgissent via une trappe dans une chambre. Ils déploient une large bannière avec une chauve souris peinte. Ils jettent des fumigènes, créent un attelage rocambolesque avec un dragon.

 

 

 

 
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